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1986 – La loi du 30 septembre relative à la liberté de communication fixe les grands principes qui régissent le paysage audiovisuel français à un moment où nos concitoyens ne bénéficient que de cinq chaînes gratuites, trois publiques et deux privées, et d’une chaîne payante privée.
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2006 – Vingt ans plus tard, le même texte fondateur, bien que substantiellement révisé en 1989, 1994, 2000 et 2004, demeure dans un paysage qui n’a plus rien à voir, avec la multiplication de l’offre de chaînes, l’arrivée du numérique hertzien, de l’ADSL, de la télévision sur téléphone mobile, etc.
La télévision est au cœur de la vie des Français ; elle est devenue, d’une certaine façon, la « nouvelle religion » qui installe un magistère de la pensée, a ses propres liturgies et ses grands prêtres, ponctue la journée comme le faisaient les offices, et ne craint ni de confesser, ni d’excommunier. Bref, elle prétend être repère et baromètre à la fois.
Face à la prégnance du phénomène télévisuel sur la société française, la commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l’Assemblée nationale a souhaité lancer une réflexion sur la place de la télévision publique dans le nouveau paysage audiovisuel français en créant une mission pluraliste d’information dont la présidence et le rapport ont été confiés à M. Dominique Richard, député du Maine-et-Loire. |